A L'ULBENOSIAME 4

 

L’Héritage des Béranger

A la question silencieuse de Sidoine et de ceux qui l’entourent Félix explique comment il est devenu pro

priétaire de la maison abandonnée vous qu’il y a à peu prés deux ans , je reçois un courrier d’une Etude Notariale celle de Maître Jérôme Notier sise à Clairval . Je suis intrigué ,que me veut celui-ci ?

Mes congés annuels arrivant j’en profite pour prendre rendez-vous avec ce notaire , il me reçoit la semaine suivante . Affable , après les échanges coutumiers de politesse , il me demande la confirmation de mon identité ; je passe sur tout cela . Puis il me demande si le nom de Béranger me dit quelque chose .

J’ai beau chercher ce nom ne me dit rien…Intrigué je lui demande pourquoi . C’est ainsi qu'il m'apprend que j’hérite de « Ulbénosiame » sis dans les environ de Clairval ! Jugés de ma stupéfaction ,non seulement le patronyme de Béranger ne me dit rien , mais je ne souviens pas être déjà venu dans cet endroit . Néanmoins nous nous rencontrons souvent pour de nouveaux entretiens .

Nous prenons notre temps ,allons à« L’Ulbénosiame » qui ne réveille en moi aucun souvenir , le nom me plaît sans en comprendre la signification .

L’été est très beau ; je prends pension chez Zoé et Baptistin . Il me semble que mon nom de Leménétrier leur dit quelque chose .

Après quelques jours un nom prononcé par Zoé me fait dresser l’oreille : Heirtz le Bucheron… .

Là c’est comme si une porte fermée depuis longtemps s’ouvrait…Heirtz ! bien sûr que je le connais .

Je le revois il aimait s’habiller comme les 'chouans' Il m’accueille pendant quelques temps lors de la mort de mon père , tandis que ma mère retourne à Paris pour son travail ; les circonstances sont un peu floues pour moi encore maintenant .Heirtz… grand et fort comme un chêne couronné par sa toison de cheveux blanc et des yeux oscillant entre le bleu et le gris selon le temps ou son humeur. Il m’a apprit tout ce que je sais sur la nature , m’a enseigné l’art et la manière pour approcher les animaux avec patience et respect .

Je me souviens de Royal le grand cerf qui venait manger dans ses mains et les miennes .

Les mystères de la vie , les anciennes cultures n’avaient pas de secrets pour lui . C’est grâce à lui si j’ai désiré devenir professeur d’Histoire Ancienne . Je ne sais au bout de combien de temps ma mère revient me chercher ; nous nous installons dans la capitale. Plus jamais je ne suis revenu , ni revu Heirtz ! Je réfléchis sur tout cela …

Clairval ne me dit vraiment rien .

-« Evidemment , à cette époque Heirtz habitait à la Fontjoie » me rétorque Jérôme Notier .

Le dimanche suivant , ensemble nous allons à la recherche de « Fontjoie ». Si la source et la fontaine sont toujours là envahies par le ronces et les orties , de la maison de Heirtz il ne reste qu’un pan de mur noirci . Celle-ci fut détruite par un violent orage où ce dernier pér

En ce temps là l’auberge était tenue par les parents de Baptistin tout jeune homme et moi j’avais entre sept et huit ans à peu prés .

Le nom de « Bamboula » ne me disait rien…et pour cause puisque Baptistin ne prendra femme que bien plus tard . Ces souvenirs me reviennent à fleur de mémoire . Je suis heureux de retrouver mes racines que ma souffrance d’enfant avait enfoui au tréfonds de mon être . A partir de ce moment là je m’active ; cet héritage m’intrigue ainsi que Baptistin , Zoé et Jêrome mon nouvel ami . L’été se passe en suppositions et en interrogations de toutes sortes . En Octobre je rentre à Paris où mes étudiants m’attendent pour reprendre les cours d’Histoire Ancienne .

Je reviens régulièrement au pays . Un soir à l’Auberge je rencontre Blanche . Si je ne me souviens pas d’elle , elle ne m’a pas oublié ayant connu mes parents .

-«  Tu as un nom que l’on n’oublie pas penses donc…Leménétrier. » C’est ainsi que nous allons ensemble à la recherche de mes mémoires .Ce serait trop long à expliquer . Toujours est il que grâce à elle je mets en application ce que Heirtz m’a enseigné lorsque j’étais enfant…..

Remonter le Temps….Faire Souvenance ! Ce qui était un jeu à l’époque devient pour moi très précieux . Comme vous Sidoine j’ai redécouvert mes possibilités endormies par mes peines .

Aidé par Blanche je refais « Le Chemin à l’Envers ». Je retrouve des repères !

Dés que cela m’est possible je reviens à Clairval .

Sur ces entrefaites un poste se libère dans le coin

je postule et l’obtiens à la rentrée suivante , j’y vois un signe En préparant mon déménagement je trouve des papiers dans une chemise en carton . Avant de les détruire j’y jette un coup d’œil . Parmi de vielles factures , de notes sans importance je trouve un livret de famille abîmé par le temps , c’est celui de mes arrières grands-parents paternels .

En le lisant je découvre que ma grand’mère se nommait Alise Béranger....Dés mon retour à Clairval , je prends rendez-vous avec Jérôme .

« Nous commençons à avoir une piste »me dit il .

Sur ce il rencontre Maître Aubin un ancien de la profession chez qui il a été clerc .

Mais je ne comprends toujours pas pourquoi j’hérite de « L’Ulbanosiame » si je le désire ….

De démarches en recherches effectuées par ce dernier. Dans ses vieux dossiers il s’avère que le propriétaire de la maison se nommait Paul Béranger. Descendant de toute une branche d’anciens du même nom en direct .

Après bien des recoupements nous comprenons enfin que Paul Béranger est le seul héritier de la branche aînée de cette famille , décédé sans enfants. Je suis donc héritier par la branche cadette par Alise ma trisaïeule cousine directe à je ne sais quel degré….j’y perds mon latin ! Donc j’accepte  « L’Ulbénosiame » !

J’y vais souvent en visiteur . Le charme qui s’en dégage me séduit mais je ne me sens pas encore prêt pour y habiter .

Si je suis séduit il est bon qu’elle le soit aussi et pour cela nous avons tout le temps….Nous faisons connaissance . Elle m’apprivoise et j’essais d’en faire autant !

En attendant je m’installe à Clairval et prends pension chez Zoé et Baptistin où je rencontre Blanche . Avec bonheur je reprends mes randonnées en solitaire , parfois avec Jérôme ; grâce à lui j’ai un nouveau compagnon Vaillant. Il y a quelques mois presque un an bientôt passant au bout de l’allée de peupliers , je vois les volets de la maison ouverts tout comme la barrière. Sans doute ai-je oublié de refermer la veille . Je remonte l’allée et me rends compte en arrivant à la porte que la clé est dans la serrure ; cela peut arriver . J’entre donc, referme les volets du salon lorsque des pas à l’étage me surprennent tout comme une voix féminine présentant des excuses ; les pas se rapprochent de l’escalier . Je m’éclipse sans bruit dans la cuisine d’où j’emprunte l’escalier de service tandis que vous Sidoine redescendez par l’autre .

De l’étage je vous vois par les interstices des volets vous semblez réfléchir . Puis vous faites le tour de la maison .

En repartant vous vous retournez plusieurs fois !

Pendant ce court laps de temps je ne vous ai simplement entrevue . M’apprêtant à repartir je remarque un des volets entrouvert , dans le mouvement que je fais pour le refermer le drap posé sur le chevalet glisse révélant dans le rayon du soleil l’esquisse d’un jardin bleu et blanc où semble se pencher une silhouette de femme .

Lorsque je vous rencontre à l’Auberge vous parlez de ce qui vous est arrivé à « L’Ulbénosiame ». Je sais bien pourquoi vous avez été surprise de voir les volets clos alors que vous ne l’aviez pas fait. Mais je suis stupéfait par la description que vous donnez du jardin bleu et blanc vu par la fenêtre ensoleillée… semblable à celui du tableau sur le chevalet… 

« Le jardin d’Aquarelle » comme je le nomme déjà ! L’envol de la robe blanche dans le miroir me laisse pantois…

C’est pour cela que j’ai tant insisté pour savoir si vous aviez regardé le tableau sous le drap…je vous fais confiance ! Tant qu’à la fenêtre ouverte que vous ne voyez pas sur la façade c’est normal puisque vous n’avez pas fait le tour de la maison .

La végétation trop dense vous à stoppée dans votre visite . Sinon vous auriez vu la fenêtre de cette chambre ouverte sur le sud-ouest….de la route on ne peut la voir….Sidoine demande :

- « Comment avez-vous fait pour sortir ? »

- « Eh bien par l’ autre sortie , celle de la cuisine où il y a l’escalier de service , je vous montrerais . Les haies sont très hautes et ce mur là est en contrebas ce qui fait un niveau différent important .

Cette maison m’intrigue depuis que je l’ai « rencontrée », c’est pour cela que j’accepte l’Héritage des Béranger! »

La suite dans

"LE JARDIN d'AQUARELLE"

Chanteplume

 

 

 

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